Notre Lettre à Alain Berset, notre prise de position concernant le message culturel 2015-2019

 

Cher Monsieur le conseiller fédéral,

Nous sommes une nouvelle association qui a été fondée en novembre 2013, nous nous engageons pour que des places de passages et des places d'hiver soient créées pour notre peuple Yéniche.
La possibilité de pouvoir voyager est en partie intégrante directement ancrée dans notre culture.
Ce n'est pas par nostalgie ou pour des idées new age que nous voyageons, c'est un fait existentiel. 
Au cours de ces dernières années, de plus en plus de places ont disparues, ces places garantissaient notre mode de vie.
Nous estimons que les instances respectives qui sont responsables, et qui reçoivent en conséquence des fonds de subvention sont de mauvais choix, la distribution des fonds de subvention n'est pas justifiée.
Ceci nous a amené à accuser ces deux instances.

Association de la roue de la grand'route (Radgenossenschaft): dans le projet de consultation du message culturel, cette association est justifiée en s'appuyant sur les antécédents historiques et documentés.
Les tâches qui lui sont attribuées ne sont pas mises en œuvre.
Durant ces derniers mois, la Radgenossenschaft et son président ont occupés la presse de façon négative.
Qu'il s'agissent de réactions ou de manipulations orchestré par le président de cette association.
Cette association est tenue par un clan familiale aux liens forts, qui permet dans ce contexte aux seules personnes touchées d'avoir un point de vue subjectif.
La coopération avec la Radgenossenschaft s'est montrée compliquée dans la mesure où cette association n'a pas rempli ses obligations.
Un autre critère est que les autorités de Suisse romande ne connaissent pas la Radgenossenschaft. Ce phénomène s'est aussi souvent avéré lors de nos entretiens en Suisse alémanique.
La Radgennossenschaft a failli dans toutes les tâches qui lui était attribuées.
Il y a environ deux mois, nous avons déjà envoyé une lettre à l'office fédéral pour la culture
demandant le démantelement de cette association, fondée sur ces mêmes accusations contre la Radgenossenschaft, mais cette lettre n'a jamais obtenu de réponses. Prenons le cas de plusieurs réunions avec des représentants de l'office fédéral pour la culture, nous estimons que l'attitude de ces représentants reste passive.
Quand nous avons demandé si nous pourrions donner notre prise de position sur le projet de consultation du message culturel pour un avis, nous avons reçu la réponse suivante:
L'OFC est pour la transparence.
La possibilité de donner son avis est possible, toutefois, sous décision discrétionaire de l'OFC, l'avis peut être incorporé dans le projet, ou peut-être pas.
En tant que tel nous devons nous attendre à ce que notre opinion ne sera que mentionnée comme une note sans contenu dans le projet. Nous estimons que ceci n'est pas cohérent avec la démocratie directe, qui correspond à la structure de base de notre gouvernement.
Nous ne pouvons pas reconnaître la Radgenossenschaft en tant qu'organisation faîtière.
Nous sommes représentatifs en ce qui concerne les problèmes pour la création d'emplacements. Cela se reflète aussi dans le nombre de nos membres. Aucune association de Yéniches n'avait jusqu'à présent un si grand nombre de membres, composé principalement de Yéniches.
Le Radgenossenschaft ne certifie aucune représentation, et est souvent perçues en tant que société fictive. Le comportement passif de la Radgenossenschaft à travers les décenies fut
la cause principale de l'escalation à Berne: l'occupation du site de la BEA.

Fondation "assurer l'avenir de gens du voyage suisses»: dans le projet de consultation du message culturel, il est mentionné que la promotion pour la création de nouvelles aires de stationnement et de transit est une tâche essentielle de la Fondation. Le gouvernement fédéral souhaite permettre le financement de la Fondation pour lui donner la possibilité de soutenir les cantons et les communes actives dans la création d'aires de stationnement et de transit.
Cette fondation se compose de 11 membres du comité, dont cinq Yéniches d'origine, les autres
six membres de ce comité ne sont pas des Yéniches / Manouches d'origine.
Nous y voyons aussi une hétéronomie dictée. Nous nous plaignons que ce comité est un fiasco car ils ne connaissent pas les vrais problèmes, et de plus, ils pourraient faire mieux. Il faut aussi mentionner le fait que les représentants yéniches ne mènent pas un mode de vie nomade, à l'exception d'un seul membre. Ce qui est perçu comme suspect.
Notre expérience avec les cantons et les communes dans des conversations personnelles montre que ici aussi, la fondation n'est pas connue, ou que la coopération était pauvre.
Très irrité, le président de la Fondation nous a demandé: «Qui pourrait au moins lui expliquer les différences entre les divers peuples nomades."
Comparaison: Chaque président connaît les différences, et les événements de chaque
Canton. Nous pouvons au moins donner cette affirmation au président de la Fondation.
Le titre comprend des mots tels que; Avenir. Suisse. voyageurs. Par conséquent, un représentant dans le rôle de président devrait prouver quelques connaissances.
Nous ne pouvons pas accepter que 11 personnes qui ne connaissent pas notre mode de vie, prennent des décisions à propos de nos places (infrastructures, réglementation, surveillance), nous savons par expérience que cela se reflète dans un contexte négatif.
Nous croyons que, même dans ce cas, les ressources sont très mal distribuées. Nous n'avons pas le soutien de la fondation officielle, qui devrait nous aider au nom de la confédération.

Cette situation n'est plus acceptable pour nous, car elle concerne directement notre grand problème principal, les emplacements pour les Yéniches et les Manouches disparaîssent!
Au cours des 15 dernières années de nouvelles places ont été crées, mais seulement en raison du fait que des Voyageurs se sont levés eux-mêmes par des manifestation.
De l'espace vital sous forme de places de passage et d'hiver sont la base de notre culture.
Mais ce critère n'est pas du tout pris en compte. De ce point de vue, nous trouverons bientôt les gens du voyage dans les livres d'histoire, dans le passé.
Nous n'acceptons plus que notre peuple soit soumis à un régime totalitaire, arbitraire et
Hétéronome. Le fait est que rien n'a été mis en œuvre durant la dernière décennie de la part de ces instances que nous dénonçons, et celà a conduit à l' escalation de Berne.

Nous ne nous considérons pas comme une entité destructrice, et nous voulons que notre critique soit mise en pratique dans des événements constructifs. Des propositions pour améliorer la situation délicate actuelle seraient des élections libres, pour et par les gens du voyage en Suisse. La mise en œuvre correspond à notre système de démocratie directe. Le droit à la parole sur tous les niveaux.
Le travail pour les gens du voyage devrait être récompensé, dans un contexte légitime.
Les subventions devraient être généralement augmentées pour les gens du voyage afin de réaliser les mises en pratiques.

L'initiative ne devrait pas seulement reconnaître les Gens du voyages comme une minorité, mais comme peuple distincts, avec son propre patrimoine culturel, et sa propre langue. (voir fig. romanche)
Nous estimons que les instances existantes ne doivent plus être visées par les lobbies du
gouvernement fédéral, sous la forme d'augmentations des fonds de subvention.

Jusqu'à présent, L'objectif n'a pas été atteint, nous voyons donc la nécessité d'accroître les
Fonds de subvention des ces deux instances comme étant une infâmie.
Nous faisons notre travail sans aucun soutien financier, parce que nous le faisons pour des raisons idéalistes, et existentielles. Cependant, nous ne pouvons pas accepter que le fait soit là, et que les personnes responsables continuent à être protégées et soutenues. Cette ambivalence doit être éliminée, et il faudra engager pour ce travail des personnes qui ont des informations sur les besoins des gens du voyage et qui mettrons tout en oeuvre pour régler ces problèmes.

 

Le groupe consultatif convoqué par l'OFC est quantifiée avec une gestion à long terme. Première étape: recueillir des informations d'ici fin 2015? Ce laps de temps est nettement trop long! Ce groupe de travail qui est constitué en outre de représentants de haut rang des organismes fédéraux allonge encore plus ce laps temps. Le continuum se déplace de courant 2014 jusqu'en 2018.
Nous pouvons pas approuver ce laps de temps, car nous n'avons plus beaucoup de temps.
Nous espérons que nous avons pu vous fournir un aperçu de nos attentes.
Nous sommes bien entendu à votre disposition pour toutes questions, et nous espérons avoir de vos nouvelles.
Avec nos meilleures salutations
Verein Bewegung der Schweizer Reisenden/ Mouvement des Voyageurs suisses.

 

 

14.3248 – Interpellation

Les Yéniches suisses en danger

Déposé par
 
Date de dépôt
21.03.2014
Déposé au
Conseil national
Etat des délibérations
Non encore traité au conseil
 

Texte déposé

Le peuple yéniche a une histoire tragique. Pendant près d'un siècle, les enfants yéniches ont été arrachés à leurs parents. Un sentiment de peur s'est développé, si bien que nombre de Yéniches ont abandonné leur mode de vie traditionnel. Il s'agissait alors officiellement d'assimiler ces personnes. En 1986, l'ancien conseiller fédéral Alphons Egli a présenté des excuses officielles au peuple yéniche.

Aujourd'hui, les Yéniches pensent à renouer avec leurs racines, mais la mise en oeuvre d'un mode de vie nomade, qui a toujours été une caractéristique de ce peuple, se révèle très difficile. La loi sur l'aménagement du territoire règle certes la question des places d'accueil: chaque canton devrait proposer un nombre minimal d'aires de transit et d'aires de séjour. En pratique, cependant, la situation est tout autre.

En Suisse romande, par exemple, il n'y a aucune place pour accueillir les Yéniches. Les cantons délèguent la tâche aux communes et celles-ci sont généralement dépassées. Les vieilles craintes de la population vis-à-vis des Yéniches réapparaissent d'ailleurs régulièrement, alors que les Yéniches sont des citoyens suisses, exercent un métier, paient leurs impôts en Suisse et accomplissent leur service militaire.

L'avenir des Yéniches est donc incertain. Ils souffrent des tracasseries que les autorités leur imposent dans leur vie quotidienne. Le canton d'Argovie a pourtant prouvé que la collaboration avec les cantons peut bien fonctionner.

1. Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports met à la disposition des cantons les terrains dont il n'a plus besoin afin qu'ils puissent créer des places d'accueil pour les gens du voyage. En pratique, cette mesure s'avère pourtant inefficace. Que peuvent faire les Yéniches pour inciter les cantons à utiliser cette possibilité?

2. Le peuple yéniche souffre souvent d'un manque de reconnaissance. Le Conseil fédéral a-t-il des propositions sur la manière d'y remédier avec le peuple yéniche?